Michel Fourniret : un nouveau téléfilm sur lui va sortir et il est déjà très controversé !

Depuis le mois d’août, Yves Rénier aurait lancé le tournage d’un téléfilm sur TF1 qui présente Michel Fourniret comme un tueur en série.

Alors que l’affaire Michel Fourniret est toujours d’actualité au niveau de la justice, plusieurs personnes, ont manifesté ce 5 septembre contre le tournage du film réalisé par Yves Rénier. Ils estiment que cela fera davantage beaucoup de mal aux familles des victimes.

Le de Yves Rénier contesté

Le tournage du téléfilm consacré à Michel Fourniret ne bénéficie pas de l’assentiment du public. Yves Rénier s’est fait connaître depuis quelques années pour son intérêt manifesté dans les affaires de la criminalité en . Ce n’est pas la première fois qu’il réalise un tel film car en 2017, l’ancien commissaire Moulin avait fait parler de lui à cause d’un téléfilm produit sur l’affaire Patrick Dills. Ce dernier était accusé innocemment d’avoir commis un homicide sur 2 enfants et avait finalement été déclaré non coupable en 2020. En 2019, le réalisateur franco-suisse s’était penché sur l’affaire de Jacqueline Sauvage, accusée d’avoir assassiné son époux suite aux violences conjugales qu’elle subissait dans son couple. Jusque-là, les projets de Yves Rénier ont été accueilli favorablement. Toutefois, cela n’a pas été le cas pour son nouveau téléfilm sur Michel Fourniret.

En effet, le réalisateur de 77 ans serait actuellement en plein tournage avec Philippe Torreton pour son téléfilm en 2 parties consacré à l’affaire Fourniret. D’après France Bleu Champagne-Ardenne, un mouvement a été initié pour la contestation de la sortie de ce téléfilm. Intitulé « Fourniret, la traque », ce téléfilm est déjà très contesté bien avant sa sortie. Ils étaient environ 10 manifestants qui ont pris d’assaut les rues de Sedan pour exprimer leur colère par rapport à ce projet qu’ils considèrent comme une « honte ».

Plusieurs manifestants dans les rues de Sedan pour dénoncer ce téléfilm

Marie-Thérèse Fraiture, la responsable de cette manifestation aurait demandé au réalisateur Yves Rénier de mettre un terme au tournage car ce film ne devra pas exister. C’est un appel au boycott qu’elle aurait lancé sur le réseau social Facebook et qui a été suivi par quelques personnes. En effet, plusieurs autres manifestants se sont exprimés au micro de la radio régionale révélant que le mari de Karine Rénier a déjà contribué à faire souffrir plusieurs familles via la réalisation des films sur des personnes. Le 12 aout dernier, Sélim, le fils de l’ogre des Ardennes dénonçait déjà la mise en chantier de ce film car il estime qu’il est question pour Yves Rénier d’ériger Fourniret en héros. Il faut dire que Michel Fourniret avait été inculpé à perpétuité après avoir tué 7 jeunes filles à l’intervalle des années 1987 à 2001. Après plusieurs années, ce dernier a récemment reconnu avoir tué Estelle Mouzin. En effet, la disparition de cette petite fille a été constatée le neuf janvier 2003 en Seine et Marne. Alors que cette affaire est toujours en cours, le présumé assassin refuse d’indiquer le lieu où il aurait mis le corps de cette fillette.

Ce film consiste à raconter la façon dont l’arrestation de Michel Fourniret alias Ogre des Ardennes s’est déroulé en 2003. Pour les manifestants de samedi, il est inadmissible de faire sortir un film sur ce dernier d’autant plus que les dernières révélations font de lui l’auteur du crime commis sur la petite Estelle Mouzin. Ce film contribuera davantage à faire du mal aux familles des victimes de ces tragédies. Ce pédocriminel savait choisir ses victimes qui sont uniquement des adolescentes. Il est accusé d’avoir commis plusieurs crimes odieux en Belgique et en France. Ceci étant, le téléfilm de Yves Rénier, tourné sur TF1 n’a donc pas été bien accueilli cette fois-ci contrairement aux précédents.


Justin Bréant

Justin Bréant

Ancien parisien exhilé au Pays Basque, je suis fasciné par l'univers du cinéma et des séries TV. Pigiste pour plusieurs magazines et de nature curieuse, je partage mon analyse sur tous les sujets.