Juan Carlos : l’ancien roi fuit l’Espagne suite à l’ouverture d’une enquête sur lui ! Son passé le rattrape !

Poursuivi conjointement par la justice espagnole et suisse d’un détournement d’une bagatelle de 6,7milliards d’euros, cet ancien titulaire de la couronne de l’Espagne, âgé de 82 ans préfère tailler la brousse.

C’est par une lettre qu’il a écrite à destination de son fils, son successeur au trône, que Felipe VI a annoncé sa détermination de quitter l’Espagne.

Je m’en vais, Fiston. Bonne continuation !

Dans cette lettre, il fait part à l’actuel roi, de la profonde douleur qu’il éprouve en prenant cette décision tout en le rassurant que c’est avec calme et en toute quiétude qu’il gère la situation. Par son départ, il estime encore vouloir donner le meilleur pour son pays.

Tout a commencé en 2008 lorsque l’autorité saoudienne a crédité clandestinement le compte de Juan Carlos, chez une banque en Suisse, d’une somme de 6,7 milliards d’euros. Cette belle somme aurait été destinée à la cession d’un contrat entre La Mecque et Médine à un groupement d’entreprises espagnoles pour la fabrication d’un train à grande vitesse. La justice de l’époque a classé l’affaire sans suite, vu l’immunité du grand roi. Juan Carlos bénéficiait d’une popularité inconditionnelle de la part de son peuple.

Mais en 2018, des enregistrements de Corinna Zu Sayn-Wittgenstein, l’ancienne jambe gauche de Juan Carlos, ont permis de savoir que ce dernier verse des fonds louches pour le compte de cette femme à Bahamas. L’affaire a connu un sérieux rebondissement. Cet état de choses a conduit, Felipe VI, l’actuel roi du pays, au renoncement de son héritage. Ce qui met fin également au père,  la perception du droit annuel de 194 232 euros.

Et ce n’est pas la première fois…

Juan Carlos a accédé au trône pour la succession du dictateur Franco. Il a alors vraiment œuvré pour son pays, notamment sur l’instauration de la démocratie. Une démocratie qui restait à désirer durant le règne de son prédécesseur. Il est considéré par son peuple comme le véritable messie. Notamment, en 23 février 1981 lorsqu’il a joué un rôle prépondérant pour tuer dans l’œuf un coup d’État.

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Triste fin pour celui qui demeurera à jamais le grand roi démocrate d'Espagne, l'homme du 23 février 1981, le pourfendeur du fascisme, le réconciliateur de la Nation, le protecteur des institutions et le gardien de la légalité constitutionnelle. J'espère que le peuple d'Espagne – très éprouvé par la situation économique – et notamment les nouvelles générations qui n'ont pas connu Franco ni 1981 et qui n'oublieront pas ce que l'Espagne d'aujourd'hui doit à Juan Carlos et à l'institution monarchique comme facteur de stabilité, d'unité et de continuité, pourront un jour pardonner ses erreurs à ce roi émérite et sympathique. Viva El Rey! Viva España! #JuanCarlos #ReydeEspana #Rey #ReyJuanCarlos #Monarquia #23febrero #23F #Roi #RoiJuanCarlos #Espagne #Exil #RoiFelipe #FelipeVI #Franco #1981 #Spain

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Mais cette harmonie de la vie royale de Carlos a été perturbée lorsqu’il a été victime d’une ostéoclasie, une maladie au niveau de la hanche. Il l’a contractée lors d’un concours de chasse à l’éléphant au Botswana en avril 1982 alors que le pays a vécu une crise économique sans précédent. Et comme le malheur ne vient pas seul, c’était aussi l’époque où l’existence de sa maitresse a été révélée aux vues et au su du pays tout entier.

Et pire encore il a été impliqué d’un détournement de deniers publics d’un montant de plusieurs millions d’euros. Son gendre Iñaki Urdangarin lui était complice à l’époque. Le roi lui-même, lors d’un discours à la Nation, a fait son mea-culpa en avouant au peuple qu’il a commis l’impardonnable et qu’il jurait de ne plus récidiver. Ce sont ces séries des mésaventures ternissant sa monarchie qui sont à la source de son abandon du trône en juin 2014.

Tout cela est à l’origine de ce départ en trombe de l’ancien roi Juan Carlos. Jusqu’à présent,  on ignore encore dans où, celui qui fut le monarque vénéré de l’Espagne va-t-il mettre ses pieds. Cependant, son exil fait couler beaucoup d’encre et des personnes de la haute sphère politique du pays émettent des réactions à chaud par rapport à cette immigration volontaire et inopinée de l’ancien roi.

Parmi lesquelles pouvons-nous citer le vice — président du Pablo Iglesias, qui sur Twitter, qualifie ce départ de fuite. Toutefois, son avocat, Javier Sanchez-Junco a déclaré dans un communiqué que par cet exil, le roi n’a aucunement l’intention de s’échapper à la justice. Il reste à tout moment à la disposition du parquet.


Andrea Faure

Andrea Faure

Rédactrice web depuis 10, je vis pleinement ma passion en travaillant pour plusieurs médias. Je suis également une grande passionnée de voyages, je n'hésite donc pas à partir à l'aventure dans des pays lointains dès que j'en ai l'occasion !