22ème anniversaire de la mort de Nino Ferrer qui avait mis fin à ses jours en 1998 : retour sur sa dernière interview !

Avec ses chansons humoristiques, Nino Ferrer est devenu l’emblème de la génération 70. Le 13 août 1998, le public a été choqué d’apprendre qu’il s’était suicidé. 22 ans, jour pour jour, après sa mort, retour sur sa dernière interview et sa chanson « Mirza ».

La dernière interview avant sa mort.

Nino Ferrer était totalement effondré après la mort de sa mère Mounette. Sa disparition a laissé un grand vide dans sa vie. Ne supportant plus la tristesse qui avait pris le dessus sur sa faculté à surmonter l’épreuve, il finit par mettre fin à ses jours un jour de 13 août 1998. Il choisit de se tirer une balle en plein cœur au beau milieu d’un champ de blé non loin de sa demeure.

Plusieurs semaines avant cet événement tragique, le chanteur a été interviewé par Match. Il a révélé certains détails sur sa vie personnelle et sa carrière de chanteur. Il a également parlé de sa femme. « Je suis heureux d’avoir croisé le chemin d’une femme forte qui m’a grandement aidé. Elle est toujours présente pour assurer mes arrières. Si elle n’avait pas été là, j’aurais fini clochard ou alcoolique » a-t-il dit.

Nino Ferrer : sa vie, son parcours, son tube “Mirza”, la chanson qui a fait décoller sa carrière.

Agostino Ferrari ou Nino Ferrer est né le 15 août 1934 à Gênes, Italie. Né d’un père italien et d’une mère française, il venait d’une famille bourgeoise très cultivée dont le centre d’intérêt était l’art. Le chanteur a vécu une enfance particulièrement heureuse. Lorsqu’il a débarqué en en 1947, il a suivi des études d’ethnologie et d’archéologie de la préhistoire. Outre sa passion pour l’histoire, il s’est également lancé dans la peinture et la . C’est ainsi que s’éveilla en lui un homme multiinstrumentiste dont le talent musical était hors du commun. En effet, il jouait brillamment à des instruments comme la guitare, le piano, la clarinette, la trompette, et le trombone. Il était également auteur-compositeur et grand passionné de Jazz.

Le succès fulgurant de Nino Ferrer, il le doit surtout aux instrumentistes de Jazz qui l’accompagnait. Parmi eux, il y a Richard Bennett, les Dixie Cats, ainsi que le musicien afro-américain Bill Coleman. Ces musiciens l’ont énormément aidé pour évoluer dans le monde du Jazz entre 1958 et 1960.

Nino Ferrer a fait ses premiers pas dans la musique en 1963. Il a commencé avec des titres comme “Pour oublier qu’on s’est aimés” et “5 bougies bleues”. Malheureusement, le succès n’était pas au rendez-vous.

Cependant, en 1965, la chance lui sourit enfin lorsque son directeur artistique Richard Bennett lui propose d’enregistrer ses chansons à sa manière. C’est de cette initiative qu’est né son tube « Mirza », une chanson au rythme blues et dont les paroles sont dérisoires. La chanson rencontra immédiatement un succès fou. C’est elle qui lui a valu d’être immensément reconnu dans les années 60.

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L’histoire de « Mirza » est celle du propriétaire d’un lieu appelé Playa qui cherchait son chien. Alors que Nino Ferrer se produisait à cet endroit ce jour-là avec son équipe, il était étonné de voir l’homme qui allait dans tous les sens à la recherche de l’animal. En voyant cela, le chanteur prit le micro et s’écria : « « Z’avez pas vu Mirza ? La la la la la « . Ce fut la révélation. Puis il a ajouté une inspiration qu’il a  du titre “Fingertips” de Stevie Wonder.

Peu de temps après, Nino Ferrer est passé à l’enregistrement de la chanson. Dès la sortie de cette dernière, elle a immédiatement cartonné auprès du public.

C’est ainsi que Nino a enchaîné les titres à succès. Pour lui, tout allait pour le mieux, musicalement parlant. Toutefois, le succès l’a entrainé un peu trop vite dans un monde auquel il n’était pas habitué, si bien qu’il le vivait très mal.


Andrea Faure

Andrea Faure

Rédactrice web depuis 10, je vis pleinement ma passion en travaillant pour plusieurs médias. Je suis également une grande passionnée de voyages, je n'hésite donc pas à partir à l'aventure dans des pays lointains dès que j'en ai l'occasion !